lundi, 30 mai 2005

Entre elles

Flashs. Lumières multicolores. Rythme cardiaque qui s'accorde avec les tremblements du sol. Les enceintes font des pulsations que je ressens dans mon propre organisme. Souffle qui s'accélère. La voix qui contraste avec tout ça, qui emporte ma tête. Quand je ferme les yeux j'ai l'impression de tourbillonner et de tomber en arrière. La foule qui hurle. La fosse a l'air déchaînée. Bref coup d'œil. Chaire de poule à la vue de ces quelques cinq mille personnes qui remplissent la salle. Cris du public. Mes yeux se reportent sur la scène et comprennent pourquoi : elle s'approche d'eux. Le micro à la main. Je suis hypnotisée. Cette musique a des allures de fin du monde mais elle avance doucement, si doucement, le regard fixe. Elle a l'air de toucher quelque chose de supérieur. J'imagine qu'elle est dans sa bulle, transportée « autre part ». Je l'envie tellement, moi qui ne suis que sur le côté de la scène, près des coulisses, en train de regarder le groupe jouer. Tout à l'heure ils arriveront en poussant des cris de joie, encore pleins d'adrénaline, heureux de l'avoir fait, heureux que le public ait apprécié le show. Ravis comme si c'était eux qu'ils venaient voir, comme si ils n'étaient pas « juste » une première partie. Mais ils auront raison. Ils plaisent au public, ils méritent plus que ça, mais ce n'est déjà pas mal. Peu vont jusque là où se sont rendus. Dernière chanson, ces milliers de personnes l'ignorent mais plus que quatre minutes et ils recommenceront à penser à leurs idoles et exigeront leur présence sur scène. Ils ont fait leur boulot, la salle est « chauffée ». Alors pour la dernière, comme toujours, ils marquent le coup. La chanson la plus impressionnante, celle qui vous entraîne le plus, celle qui leur a fait obtenir cette première partie. Ils profitent des dernières secondes. Ils se donnent à fond. Et enfin, le dernier accord de guitare sur lequel le temps semble s'arrêter. Noir. Ils n'ont pas le temps de quitter la scène que déjà le public les rappelle, mais ils vont s'en aller, ils sont déjà restés plus longtemps que prévu. Alors la voilà qui court vers moi. Elle me saute dans les bras, m'embrasse fougueusement. Elle a un sourire tellement grand sur les lèvres, que je ne lui connais qu'après un concert. Elle hurle de joie dans mes oreilles mais après la puissance des enceintes je ne suis pas à ça près... Puis après m'avoir serré si fort, limite jusqu'à me faire des bleus, elle s'arrache à moi et je la suis sur scène, cachée des yeux de la foules derrière un énorme rideau, pour les aider à remballer le matériel. Je souris de leur propre enthousiasme. Ils sont tous en train de rire, d'hurler que c'était terrible, génial, que c'était le meilleur moment de leur vie. A des moments différents ils finissent tous par me prendre dans leurs bras pour communiquer leur joie. Elle regarde en souriant, ça fait longtemps qu'elle n'est plus jalouse, qu'elle s'est habituée au fait que sa petite amie soit devenue une sorte de mascotte du groupe à force de les suivre partout en tournée. Et moi le rôle de petite mascotte m'amuse. Je suis la petite sœur générale et sa petite amie à elle. Ça me va très bien, même si les fans me détestent !
Le matériel rangé, il faut laisser la place aux vraies vedettes ou du moins à ceux qui installent le matériel pour eux. Nous retournons dans les coulisses, rejoindre les deux loges qui nous sont attribuées. Une pour les instruments, une pour les gens ! Affalement total dans les vieux canapés dépareillés sortis des garages des grands-mères puisque les loges n'étaient pas aménagées. Nous nous installons toutes les deux dans le fauteuil le plus grand. Je suis posée entre ses bras. Je sens encore son cœur dans sa poitrine, loin d'être calmé, qui au contraire semble vouloir s'arracher de son corps. Alors que quelques centilitres d'un délicieux cocktail préparé par le guitariste coule dans nos verres, ils commencent à commenter leur prestation.
Et voilà que tout part de travers. Une simple remarque sur un contretemps. Le bassiste qui réplique qu'il n'a fait aucune erreur. Tout le monde s'en mêle. On essaie de me prendre à témoin mais je ne connais rien à la musique... La dispute dévie sur les comportements exécrables pendant les répétitions. J'essaie de calmer le jeu, sans succès. Il se lève, sort de la pièce. Silence dans celle-ci puis soudain un bruit impressionnant dans l'autre loge. Précipitation pour voir ce qu'il se passe et je me retrouve avec le spectacle du bassiste en train de défoncer la batterie à coup de guitare. Les deux propriétaires des instruments sautent sur le coupable et ils commencent à se battre alors qu'au dessus de nos têtes, la musique des vraies vedettes du concert fait vibrer le plafond.
Impressionnée par le spectacle d'un bassiste au nez cassé jeté sur le trottoir devant la salle sans son passe afin qu'il n'entre plus, et avec dans les main un instrument qui ressemble plus à un puzzle qu'à une basse, je viens me coller dans ses bras. Elle me glisse quelques mots rassurants au creux de l'oreille, avec cette même voix qui a charmé le public tout à l'heure. Le guitariste s'inquiète : « Il va falloir trouver un nouveau bassiste d'urgence, la tournée n'est pas finie, nous devons encore suivre le groupe dans trois autres prestations... » Après la joie de tout à l'heure les voilà avec des têtes d'enterrement et c'est justifié. Il ne reste que trois jours pour trouver un bassiste et lui apprendre les chansons et il faut aller acheter une nouvelle guitare et remplacer quelques peaux sur la batterie... Le désespoir s'installe mais il n'y a pas assez de temps pour s'apitoyer sur leur sort. Les portables sont sortis, tous les musiciens des répertoires appelés pour trouver un bassiste motivé ou simplement obtenir le nom et le numéro d'un. Une audition est improvisée pour le lendemain matin afin de les écouter jouer et choisir le meilleur. Certains font des centaines de kilomètres pour avoir la chance d'être choisis. Personne ne leur plaît déjà d'avance mais ils n'auront pas la possibilité d'être exigeants. Elle appelle une salle des fêtes locale pour la réserver pour la journée. Trois essais avant d'en trouver une libre. Puis il ne reste plus qu'à rentrer se coucher à l'hôtel, puisque personne n'a le moral d'aller boire dans un pub pour fêter le succès de ce soir.
Dix heures et quelques minutes de retard, notre super van peinturé arrive devant une salle minuscule. Ils sont déjà une petite vingtaine à attendre, housse de basse à la main. Le groupe leur explique qu'ils doivent trouver quelqu'un qui aura à apprendre une dizaine de morceaux en moins de trois jours. Qu'ils cherchent un remplaçant pour le moment, mais que peut-être ils demanderont à celui qui sera choisi de rester dans le groupe définitivement. Ils vont les faire rentrer dans la salle un par un, les écouteront jouer et poseront peut-être quelques questions. Elle me prend par la taille et m'entraîne à l'intérieur. Je souris devant son attention de m'apporter une chaise puis de s'assoire elle-même à côté de moi. Les candidats défilent. Le groupe prend des notes mais perd patience. Les partitions semblent trop dures pour certains, un autre fait une remarque sur « les deux guinasses » qui lui vaut immédiatement une sortie brutale par les membres du groupe, d'autres sont trop mous, trop fous... trop... Personne ne semble correspondre, même au minimum qu'ils demandaient. J'entends de plus en plus de soupirs. Un autre « Musicien suivant » est lancé et voilà qu'une fille entre dans la salle. Certainement à cause de nos préférences sexuelles à tous, notre attention est immédiatement scotchée à elle, nous qui ne voyons que des hommes depuis plus d'une heure. Je l'observe sortir l'instrument doucement puis elle pose la partition devant elle et se met à jouer. Elle semble concentrée. Je sais qu'elle plaira au groupe, enfin je l'espère, car elle a aussi cette attitude « perdu dans ma bulle » lorsqu'elle joue. Elle semble ailleurs et alors c'est merveilleux de la regarder faire danser ses doigts sur les cordes métalliques. Elle finit le morceau sans que les garçons ne l'interrompent, ce qu'ils ont fait pourtant avec tous les autres. Je vois les sourires qui se dessinent sur leur visage. Ils lui posent quelques questions, elle a de l'humour la bassiste mystérieuse, et des yeux qui me renversent. Elle sort de la salle en ayant comme les autres donné son numéro, sans qu'ils ne lui aient laissé croire qu'elle a des chances d'être prise, mais une fois partie ils s'empressent de dire qu'ils ont sûrement trouvé la bonne personne. Il n'y a qu'elle qui ne dit rien. Elle vient poser sa tête contre mon épaule. Lorsque je lui demande ce qui ne va pas elle me dit que ce n'est rien. Je la connais trop bien, elle est la seule fille du groupe, elle aimerait le rester. Les auditions continuent. Il y a un ou deux bons musiciens mais après discussion c'est la bassiste qu'on appelle. Ma petite chanteuse a bien du admettre qu'elle avait du talent et que ça serait bête de passer à côté d'une telle musicienne.
Le batteur me tend son portable et me demande de l'appeler pour lui dire de venir répéter avec le reste du groupe voir si ça colle, je compose le numéro tandis que le groupe sort les instruments du van. Ma chanteuse vient me prendre le téléphone des mains et coupe la communication avant que je n'ais pu obtenir la moindre tonalité. « Qu'est ce que tu fais ? » Elle plonge ses yeux dans les miens d'une façon qui veut que je me sente coupable de quelque chose. « Je m'occupe de l'appeler, va les aider. » Loin de me sentir coupable, je me sens irritée. « Pourquoi ? » « Parce qu'elle te plaît, je ne le vois que trop bien. » « Je ne nie pas qu'elle m'intrigue, mais j'ai juste envie de la connaître. Sans plus. Je n'ai aucune intention de devenir autre chose qu'amie avec elle. » « J'ai horreur quand tu fais ça... » « Ça quoi ? » « Quand tu séduis les gens sans le vouloir. Enfin, appelle la, ce n'est pas de ta faute si tu es si désirable... » Elle rejoint les autres après m'avoir embrassée. Je recompose le numéro et tombe immédiatement sur la fille qui pousse un cri de joie dans le combiné lorsque j'annonce qu'on l'attend pour jouer avec le groupe.
Une journée de répétition et nous voilà tous au café. Ils sont rassurés, les choses avancent bien. Ils seront prêts. Maintenant c'est l'instant de détente. Le moment où l'on fait connaissance de la nouvelle sans que ce soit pour savoir si elle sait jouer ça ou ça. Je m'assois entre elles, devant une bonne bière fraîche. On rit, on plaisante, la joie et la bonne humeur incarnée. On commence à avoir un petit coup dans le nez et légèrement à ne plus trop savoir ce que l'on raconte. Ma chanteuse discute avec les deux guitaristes. Moi je discute avec la bassiste et le batteur nous écoute, à moitié endormi. Elle a des yeux magnifiques. Je me concentre sur elle, sur ce qu'elle me dit, le reste ne fait que tourner dans une danse majestueuse de couleurs et de bruits de fond. Je ne tenterai rien, je l'ai promis à ma chanteuse. Seulement, chose imprévue, ce n'est pas moi qui tente, mais il y a bien quelqu'une qui tente. En dessous de la table, à l'abri des regards, une main se pose sur ma cuisse. Je sais que ce n'est pas ma chanteuse. Contre toute attente et totalement contre mon gré, à ce tendre contact une chaleur inonde spontanément mon ventre. Un frisson contradictoire me parcourt. Merde, qu'est ce que je suis en train de faire. Je me rends compte de la situation, ma petite amie est à côté de moi et pourtant je ressens une envie folle d'embrasser ma voisine de table et vu ce geste, c'est réciproque. L'alcool m'embrouille. Je ne suis pas célibataire. Je ne suis pas célibataire. Retenir mes pulsions. Lui faire comprendre que ce n'est pas possible. Je bouge ma cuisse et m'intéresse à la conversation que ma chanteuse a. La bassiste comprend immédiatement et n'insiste plus de la soirée.
Lorsqu'il nous faut partir à la fin de la soirée, elle nous demande si quelqu'un peut la ramener chez elle car les bus ne roulent plus à cette heure tardive. Sans comprendre comment je me retrouve avec les clefs de la voiture du batteur dans les mains, qui conscient de son état d'ébriété me demande de prendre ma place dans le van. La chanteuse me jette un regard noir mais ne fait aucun commentaire sur mon obligation de ramener la bassiste. Nous sortons donc du bar et montons toutes les deux dans le véhicule. Pas un mot, un silence gêné s'installe, elle ne fait que me donner les indications sur la route à suivre. Une dizaine de minutes plus tard je me gare devant chez elle. Je sors pour ouvrir le coffre afin qu'elle récupère sa basse. Elle pose sa main sur l'instrument en même temps que moi. On se croirait dans cette caricature stupide de la rencontre dans les films. Aucune de nous deux ne retire sa main. Je les regarde l'une sur l'autre quelques secondes puis soulève la mienne. Je n'ose pas la regarder. Je pense à ma chanteuse, elle me tuerait si elle voyait la scène. La basse reste dans le coffre, une main se pose sur mon épaule. Je ne fais aucun mouvement, j'en suis incapable, comme contrôlée par une force supérieure. Elle s'approche de moi. Mon cœur s'accélère. Comme au ralenti, ses lèvres se posent sur les miennes. Je ferme les yeux, réponds à son baiser. Je n'ai aucune excuse, ce n'est pas la chanteuse que je suis en train d'embrasser, j'en ai terriblement conscience. Puis nos bouches se séparent. Je dois dire quelque chose avant qu'il ne soit trop tard. « Ecoute, je ne peux pas faire ça... » Elle réponds simplement qu'elle sait d'une voix résignée, prend sa basse, me dit à demain et rentre chez elle.
Lorsque je rentre dans notre chambre d'hôtel elle est sur le lit, elle s'est endormie. Je dépose un baiser sur son front. Je me sens mal, je me sens coupable et j'ai entièrement raison de l'être. Mais je ne lui dirai rien. Je ne veux pas la perdre. Je me convaincs que j'avais trop bu. Je me déshabille et viens m'endormir à côté d'elle, passant tendrement un bras autour de sa taille.
Le jeu de séduction ne s'arrête pas. Je pensais qu'il s'arrêterait après la soirée au café mais non. Nous avons encore failli nous embrasser et lorsque par hasard nous nous retrouvons seule dans une pièce je lutte contre mes pulsions et prie pour que quelqu'un entre, ce qui heureusement arrive toujours. Je me sens perdue. Je les désire toutes les deux. Le choix devrait être tout fait, j'ai déjà ce qu'il me faut. Mais c'est plus fort que moi, la bassiste m'hypnotise et plus je la connais plus je la désire. Ce soir c'est un nouveau spectacle dans une nouvelle ville devant un nouveau public. Si sa préstation est aussi remarquable qu'en répétition en plus de nous suivre sur la fin de la tournée elle deviendra un membre du groupe à part entière. Je dois prendre une décision. Nous sommes dans les loges, le groupe vedette profite des quelques heures qu'il reste pour répéter. Les murs tremblent mais je suis bien trop perdue dans mes pensées pour faire attention à la musique et la laisser s'emparer de mon rythme cardiaque. Le groupe demande à la bassiste d'essayer un nouveau truc sur un morceau. Après essai, le changement est adopté à l'unanimité mais comme il est de dernières minutes, il faut que la bassiste le potasse un peu afin de véritablement le maîtriser. Les autres proposent d'aller se détendre d'une façon ou d'une autre pendant ce temps là, objectif course au super marché afin d'acheter de quoi faire un repas après le show. Je commence à enfiler mon manteau mais ma chanteuse me dit de rester pour tenir compagnie à la bassiste, qu'ils en ont pour une heure à peine. Je suis prise de terreur. Elle est sensée être jalouse, pourquoi est ce qu'elle me fait autant confiance ? Je ne peux refuser sans lui donner de soupçons alors je suspends mon geste puis repose mon vêtement. Ils s'en vont.
Nous voilà une fois de plus seules et cette fois personne pour nous interrompre. Je voudrais pouvoir me sauver. J'ai peur de ce qu'il peut se passer. Je ne dois pas, je ne dois pas ! Très professionnellement elle s'installe et s'entraîne sur la nouvelle partie. Je lutte contre ça mais bien vite cet air répété en boucle s'insinue dans ma poitrine. Prend possession de mon cœur. Je ne quitte pas ses doigts des yeux, je les contemple glisser le long du manche, frapper les cordes. Je m'aperçois qu'elle ne regarde plus du tout l'instrument, elle me regarde, moi. Je déglutie. Ma poitrine est soulevée par trois grandes inspirations. Elle arrête de jouer. « Tu veux essayer ? » Je secoue la tête de droite à gauche. « Je suis nulle en musique... » « Viens c'est facile, je vais te montrer ! » Je m'observe me lever du fauteuil et la rejoindre. Elle enlève la sangle de la basse de ses épaules, vient derrière moi et la passe sur les miennes. Mon cœur veut sortir de ma poitrine. Je ne suis pas du tout à l'aise. Elle pose alors ses mains sur les miennes, et se colle contre mon dos. Je sens son souffle sur ma nuque. Le mien s'accélère. Elle murmure des indications à mon oreille pour jouer une mélodie mais je ne peux faire le moindre geste. Alors ses mains quittent les miennes et viennent se poser sur mon ventre. De nouveau cette chaleur. Mon souffle se saccade tandis que ses mains remontent sur ma poitrine et que mon cou reçoit ses baisers. Trop tard. Je ne peux que me laisser emporter. Elle attrape la sangle et retire la basse. Je me retourne et l'embrasse avec passion cette fois. Elle me fait doucement reculer vers une sorte de salle de bain qui communique avec notre loge. Ses mains plus désireuses de continuer leur exploration...
Lorsque la chanteuse revient je suis plus paumée que jamais. Je suis incapable de savoir si j'ai fait une erreur ou non. Je DOIS prendre une décision. Je dois la prendre ce soir. Alors je fais comme si de rien n'était jusqu'à ce qu'ils montent sur scène. Je veux savoir, une fois emportée par la musique, en les voyant toutes les deux sur scène, laquelle je dois choisir.
Flashs. Lumières multicolores. Rythme cardiaque qui s'accorde avec les tremblements du sol. Les enceintes font des pulsations que je ressens dans mon propre organisme. Souffle qui s'accélère. La basse est maîtresse de mes pulsations, mais la voix au dessus de tout ça fait tourbillonner ma tête. Je les contemple toutes les deux se déchaîner, toutes les deux dans leur bulle, toutes les deux semblant vibrer avec le public. Elle, puis elle. Le choix est si dur. Mais au fond de moi je sais, je savais déjà dès la première seconde où je l'ai aperçue, que ce serait elle, à tout prix. C'est elle que je choisis.
Après leur prestation, alors que l'on range les instruments je m'arrange pour être seule avec elle. « Il faut que je te parle. » Elle se tourne vers moi, attentive. « Je t'aime. » Un sourire se dessine sur ses lèvres, mais elle ne dit rien elle attend la suite. « Je t'aime, mais je ne veux plus vous suivre lors des tournées. Je rentre, je t'attendrais. » Je l'observe passer sa langue sur ses lèvres sèche. Elle pose son micro sur la table. « C'est à cause d'elle ? » Je ne peux pas lui raconter tout ce qu'il s'est passé, mais je réponds que oui. Elle a une mine triste, mais elle vient me prendre dans ses bras. « Je ne veux pas savoir ce qu'il s'est passé. Je t'aime plus que tout. Je suis juste heureuse que tu ne me quittes pas. »



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Commentaires

Et ba la ptite vénarde !!! 2 filles ri1 que pour elle, lol, moi si j'en avais déjas 1 se serais pas mal !!! mdr
Nan mais c vraiment bi1...

Ecrit par : Ddl | lundi, 30 mai 2005

c'est super bien imaginé bravo. La fille est une grande chanceuse punaize deux filles pour elle toute seul et qui la desire toute les deux mhhh lol

Ecrit par : Marjo | mardi, 31 mai 2005

J'ai dévoré les moindres mots de l'histoire ... C'était très prenant , c'est de loin l'une de mes préférées!

Ecrit par : stef | mardi, 31 mai 2005

trop bien , j'adore vmt ta facon décrire bravo!!

Ecrit par : anais | mercredi, 01 juin 2005

J'écris souvent, pas ce genre de choses, je sais pas si j'y arriverai en fait :) En tout cas je suis tombée sur ton site de fil en aiguille, et cette histoire m'a hm possédée on va dire :) Tu sais écrire et faire passer énormément de choses à travers tes mots, et j'aime vraiment beaucoup... Merci :)

Ecrit par : Camille | vendredi, 17 juin 2005

moi ki n'aime pa lire, je fus emporter par ton histoire, passionnante dirais-je! bien! tres bien! ca donne envie tout ca! lol... bonne continuation..! ;-)

Ecrit par : charlotte | lundi, 27 juin 2005

comme quoi sa peu être positif de tromper sa petite amie.
C'est joliment écrit, délectable... La chanteuse me fait un peu penser à Candice, la chanteuse de ETHS!
Et elle, hum!!!

Ecrit par : mary | samedi, 09 juillet 2005

hum des nouvelles lesbiennes bien écrites et originales... ça nous change. merci

Ecrit par : vanda | mardi, 12 juillet 2005

Ton histoire a boulversé mon coeur. A chaque mot que je lisais je le sentais se serrer plus fort, bravo et merci pour cet instant magique.

Ecrit par : Cha | jeudi, 20 octobre 2005

je suis tombée amoureuse de ton blog. ce n'est pas le fait qu'il s'agisse d'histoires lesbiennes, mais le fait que ce soit de belles histoires. je suis dedans dès le premier mot, et jusqu'au dernier je ne lève pas les yeux de mon ecran. les photos que tu as mise sont aussi très belles. vraiment BRAVO. et merci

Ecrit par : sara | lundi, 21 novembre 2005

cette histoire me fé penser a ma situation actuel ... le choix , choisir entre de personne mon petit ami et ma petite amie ... une histoire tré compliké ke tu pourra raconter dans ton blog vu ta façon d'ecrir ke j'apprecie enormement ...g tro kiffé ton blog super o moin ça change un pe ;)

Ecrit par : meryem | jeudi, 15 décembre 2005

Wow...
Je sais pas quoi dire...
Tu me fait fliper quand t'écrit. Je me suis mit à pleuré lorsque j'ai fini de lire ta nouvel. C'était vraiment beau...
ta façon de composer est vraiment magnifique, et je sais de quoi je parle.

bon he bien avant de commencer les expliquation en n'en plus finir, je te dit bravo, continue et... félicitation!

Ecrit par : annso | jeudi, 20 avril 2006

waouououououo j'adore!!!!!!! c'est vraiment génial et de toutes celles que j'ai lu c'est de loin la meilleure!!!!
bravo bravo bravo!!!!!!

Ecrit par : stf | lundi, 05 juin 2006

la vache g tro adoré ct tro bien pourtant jm po lire mes tes histoir menporte dans un otre monde
sa me donne la sensation de quitté la terre mes pieds sont léger
jadore ta façon de décrire les chose les sensation
sa y est jsui amoureuse
jsui amoureuse de ta façon décrire
1 seule chose a dire MERCI BCP

Ecrit par : Marina | lundi, 12 juin 2006

veritable talent!!! on commence a lire et poufff on ne peux decroché!! bravo!

Ecrit par : amoureuse | jeudi, 15 juin 2006

J'avais déjà lue cette histoire quelque part comme toutes tes autres et je cherchais celle la parce que je l'adore! Bravo!

Ecrit par : M. | jeudi, 10 août 2006

J'avais déjà lue cette histoire quelque part comme toutes tes autres et je cherchais celle la parce que je l'adore! Bravo!

Ecrit par : M. | jeudi, 10 août 2006

tes mots m'ont transportés...k'ai dévoré chaque mot...

Ecrit par : loumip | mardi, 15 août 2006

Salut j'ai beaucoup épprécié ton histoire, elle m'a fait penser au manga nana, que tu ne connais peut être pas, ou peut être, qui sait ^^
En tout cas on retrouve le jeune fille admirative devant sa chanteuse, c'est exactement la même chose , bravo à toi. et je pense que s'il n'y avait pas raprochement ça n'aurait peu être pas animé cette flamme aussi forte en lisant le texte, mais il n'est pas pour autant mauvais

Ecrit par : Yusuki | mardi, 03 octobre 2006

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