lundi, 28 mars 2005

Rupture

Je sais que lorsqu'elle commence à utiliser ce ton ce n'est pas bon signe. Je l'énerve c'est clair et ça, c'est sa façon naturelle de me dire d'aller voir ailleurs. Seulement, je voulais une réponse à une question toute bête et j'ai eu une dure journée, je n'ai pas envie de partir la queue entre les jambes sans rien de ce que je suis venue chercher. Je reste juste dans l'entrebâillement de la porte. Je sais que même si elle me tourne le dos elle sent ma présence et que cette présence justement elle ne la veut pas. Je ne sais pas comment s'est passée sa journée à elle, je m'en fout ! A ce moment précis tout ce que je voudrais d'elle c'est qu'elle s'occupe un peu de moi, pas qu'elle me réponde avec ce ton sec pour que je m'en aille. Elle se retourne avec l'air contrarié. « Oui ça ira ! » Et bien voilà, ça lui a arraché la bouche ? Non... Je referme la porte. Voilà, je suis rentrée de mauvaise humeur mais pas fâchée, là je le suis, merci ma chérie... Je me pose devant la télé, passe mes nerfs sur la télécommande qui ne veut pas marcher. J'ai envie de la balancer contre le mur, la télécommande. Je suis frustrée qu'elle me montre qu'elle est énervée et que moi je n'ai rien pu faire. Moi aussi j'ai envie de montrer que la bonne humeur aujourd'hui bah... Ce n'est pas le top ! Pourquoi n'y aurait-il qu'elle qui ait le droit de faire la gueule ? La télé ne me calme pas, au contraire, rester assis alors que j'ai envie de jeter tous les objets qui se trouvent à ma portée ça n'aide pas... Je meurs d'envie de la pousser à bout, de rentrer dans la chambre, de l'emmerder d'une façon qu'elle ne pourra pas me reprocher. Sans réfléchir plus que ça aux conséquences que pourront avoir mes actes, je pousse à nouveau la porte de la chambre. Immédiatement elle pousse un soupir, lève la tête de ses feuilles et se retourne vers moi. C'est un « quoi ? » plutôt brutal qui m'accueille. Je réponds que c'est encore notre chambre et que je peux y avoir des choses à faire moi aussi... Elle pousse de nouveau un soupir et replonge la tête dans ses cours. Je fais mine de chercher quelque chose dans mes affaires. Pour me montrer que je ne suis pas la bienvenue elle pousse des soupirs à répétition. Je ne peux me retenir : « Tu n'es pas obligé de soupirer toutes les trente secondes ! » Et voilà, c'est partit. Elle ne laisse pas passer, après tout elle non plus n'attend que ça depuis que je suis entrée dans la pièce la première fois... Elle répond une petite mesquinerie que je prendrai avec humour en temps normal, mais pas cette fois et elle-même ne le dit pas pour que je la prenne de cette manière. Le ton monte, à mon tour je lui fais le premier reproche qui me vient à l'esprit. Voilà la tension qui emplit la pièce. Les critiques s'enchaînent. Elle se lève, parle fort avec les mains qui bougent dans tous les sens. La discussion n'a plus rien à voir avec mon entrée dans la pièce et le fait qu'elle était en train de faire un devoir difficile sur lequel elle a besoin de se concentrer, non, tout y passe. Les coups de fil à répétition de sa mère, sa tendance à toujours faire le ménage derrière moi et ranger des affaires que je ne retrouverai pas par la suite, le fait qu'elle veuille toujours tout contrôler, moi y comprit... Je ne suis pas en reste, elle me dit que je suis trop difficile lorsqu'il s'agit de faire à manger, que je suis trop bordélique, que je frôle parfois l'hystérie. Nous hurlons à présent. Elle est au bord des larmes, moi je retiens les miennes. Je voulais la pousser à bout, c'est moi qui y suis avec elle finalement. Elle sort de la chambre en claquant la porte. Je refuse de laisser la discussion sur cette dernière remarque qu'elle m'a lancée, je la poursuis dans le salon. Je voudrais pouvoir lui faire mal, pourtant je ne suis pas violente mais l'envie de lui coller une claque est à peine contrôlable. Elle sait exactement quelles sont les choses à faire pour m'irriter et ne s'en prive pas. Elle veut jouer à ce jeu là, moi aussi je sais le faire ! Je ne sais pas ce que je cherche à faire, juste ne pas avoir le dernier mot peut être mais les choses s'enchaînent. Ce ne sont plus des critiques qui sont lancées, mais des insultes plus horribles les unes que les autres. Elle entre à nouveaux dans la chambre. Je ne la suis pas cette fois mais nous continuons toujours à nous engueuler à travers les deux pièces. Je n'y crois pas qu'elle puisse penser ça de moi ! Ah il est beau l'amour ! Quelle hypocrite oui ! La voilà soudain qui sort de la chambre un énorme sac à la main. « J'enverrai quelqu'un chercher le reste de mes affaires ! » Je lui dis de se barrer. Elle le fait. La porte se referme. Je reste quelques minutes là sans bouger, juste à attendre que les battements de mon cœur ralentissent un peu. Petit à petit mon souffle devient plus régulier, je ne ressens plus mon cœur qui bat dans mes tempes, je m'assois en plein milieu du couloir, épuisée. Je ferme les yeux quelques minutes, puis là, les pensées recommencent à venir dans ma tête, je revois défiler la dispute, les choses qui se sont passées si vite, son départ. Je prends conscience de la situation. Merde qu'est ce qu'il s'est passé ? Qu'est ce que j'ai fait ? Elle est partie... Non, je ne voulais pas ça... Qu'est ce que j'ai fait, qu'est ce que j'ai fait ? Pourquoi j'ai dit toutes ces choses ? Je n'en pensais pas la moitié... Je panique, je devrais lui courir après mais c'est trop tard maintenant... Je reste seulement là, devant la porte fermée de l'entrée de notre appartement. Mon appartement maintenant.



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(On m'envoie parfois des dessins (surtout pour l'histoire "homo'-sapien(ne)s en fait) et donc voilà un qu'on m'a fait pour cette histoire. Merci à l'auteur !

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Regards

Qui était-elle ? Je n'en ai aucune idée, je ne connaissais pas son nom, pas même son visage. Elle faisait partie des invisibles. De ceux à côté de qui on passe sans même les apercevoir. Non pas que je parle des exclus du lycée seulement des gens que vous ne remarquez pas. Ils ont peut être une vie bien remplie de leur côté, des amis, de la famille mais vous ignorez ça, et ça ne vous manque pas de le savoir. Elle était ce genre de personne. Le genre de personne qui n'avaient aucune importance à mes yeux, qui ne faisaient pas partie de mon cercle d'ami et je ne voulais pas voir plus loin que ça. Mon erreur ça a été ça. De ne pas assez voir, de ne pas être attentive à son attention à elle. Et de continuer peut être encore, malgré moi, à ne pas ouvrir assez les yeux sur les gens.
Comment peut-on se douter avant ce genre d'expérience ce que peut coûter un regard. Comment aurai-je pu penser autrement, me dire que ça avait de la valeur, que cette simple attention portée par les yeux avait un prix qui défiait tout le reste ? J'étais plus qu'incapable je crois d'imaginer qu'on pouvait donner tant de choses à travers deux pupilles. Les yeux pour moi c'était deux simples morceaux de chaire rattachés par les nerfs et qui avait une utilisation qui n'est pas moindre... Mais c'est plus que ça, bien plus que ça...
Je n'ai jamais cherché à être populaire ni même à me mettre en avant ne serait ce qu'une seule fois. J'étais la lycéenne banale, que quelques personnes connaissent plus ou moins mais qui bien souvent restent avec ses potes le samedi soir, devant un film et une pizza... Je vivais ma vie, elle était sympa et ça me suffisait. Pourquoi chercher plus loin que le bout de son nez lorsque on a tout ce qu'il faut autour de soi ? Je n'avais pas grand-chose mais ça me suffisait largement. Qui serait assez fou pour regarder partout autour de lui lorsqu'il parle à ses amis. Pourquoi faire attention à tout et ne pas se concentrer sur eux seulement ? Personne ne fait ça, moi si maintenant.
J'ai déambulé dans les couloirs un nombre de fois qu'il n'est plus humainement comptable. Traînant mes basquets sur le carrelage usé pour me rendre dans mes salles de classe, pour aller à la cafétéria, ou juste même pour me balader les jours où je n'avais rien à faire. J'ai descendu les escaliers de toutes les manières possibles, j'ai couru dans les marches, de les ai enjambées, je suis même tombée une paire de fois. Je suis restée des heures dans la cour, debout à discuter, allongée dans l'herbe, la tête posée sur les genoux d'un ami... J'ai posé mes cours tant de fois sur les tables des salles d'études que si j'avais été toujours à la même place, il y aurait un trou dedans du à l'usure ! J'ai profité du lycée à fond, toujours, je l'ai fait avec un naturel déconcertant, sans me poser de question, jamais. Non, jamais je n'ai levé la tête pour porter un peu d'attention aux choses qui ne faisait pas comprendre qu'elles en avaient besoin. Et pourtant il y avait elle...
C'est étrange, si on ne porte aucune attention aux choses qui paraissent ordinaires, les choses qui en sortent au contraire, attirent le regard comme un aimant. Ce jour là, en arrivant dans la cour, j'ai vu des gens pleurer. L'intérêt que l'on porte aux choses étant proportionnelle à leur sortie de l'ordinaire, justement, j'ai vite oublié l'incident, j'ai rejoins mes amis, j'ai discuté, j'ai ri. Le genre de nouvelle dont il était question fait vite le tour d'un lycée. C'est incroyable n'est ce pas comme finalement les gens se connaissent toujours assez pour aller dire les nouvelles à leur voisins... Peu de temps après nous avons donc apprit qu'une élève était morte, qu'elle avait donné elle-même fin à ses jours. Pas une amie, ni même une connaissance et pourtant, le choc. J'ai essayé de chercher si son nom me disait quelque chose, impossible, ni de mettre un visage dessus. Mais j'avais cette peine immense en moi. A ce moment là je me moquais encore bien de sa vie je crois, j'avais surtout peur de la réalité qui me frappait de plein fouet, le fait que ce genre de chose n'arrivait pas juste dans les films, que ça pouvait arriver tout près de moi. Je n'avais pas idée à quel point près de moi et je n'imaginais pas combien la réalité n'avait pas finie de me donner des coups.
Je n'ai pas comprit pourquoi on m'invitait à lire la lettre qu'elle avait écrite avant de se suicider. Je ne la connaissais même pas, je n'avais rien à faire avec cette histoire. J'ai prit la feuille entre mes mains et j'ai commencé à lire à voix haute pour mieux donner un sens au mot lorsque je les entendrai à travers ma propre bouche.
« Elle ne me voit pas. Tous les jours je passe à côté d'elle sans même récolter un seul regard. Invisible, je suis totalement invisible pour elle. Si je la bouscule, comme par mégarde à la sortie d'un escalier, elle s'excuse, sourit puis repart sans avoir réellement fait attention à moi. Je ne sais quoi faire pour capter son attention. Comment lui faire comprendre que j'existe, que je suis là, tout près d'elle, toujours ? Je ne vis qu'à travers les regards que je lui lance, les yeux fixés sur sa personne en permanence. Mes yeux la suivent par simple habitude, capables de la repérer à travers toute une foule... Mais c'est à sens unique et ça le sera toujours... Ses yeux à elle, que ne donnerai-je pas pour les voir ne serait-ce qu'une fois glisser sur moi, me détailler, même si ça ne dure que quelques secondes... Mais elle ne le fera jamais... »
J'ai arrêté la lecture à cet endroit reconnaissant mon nom plus loin dans la phrase. Les lettres de mon prénom semblaient se détacher de la feuille, ils criaient en moi le nom de coupable. J'ai fait un effort une nouvelle fois, mais j'étais toujours incapable de me faire une image de son visage.



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Questions/réponses

Si vous avez des questions, utilisez les com's je tacherai de répondre ! Et je réponds aussi ici à celle qui me sont posées sur msn ou par mail.

Est ce que certaines histoires sont basées sur des faits réels ? Non, aucune ! Elles sortent toutes tout droit de ma tête...

Combien de temps mets-tu pour écrire une nouvelle ? Oh... Alors là, aucune idée, ça dépend vraiment et je n'ai jamais fait réellement attention. Bien souvent je discute sur msn en même temps, je regarde des pages web, bref, ça se compte souvent en heures du coup... Mais bon, pas énormément non plus...

Comment je me suis rendue compte de mon attirance pour les filles, est ce que j'envisage de tomber amoureuse d'un homme un jour ? S'en rendre compte... Je ne sais pas, c'est venu tout seul avec les boutons (compendre la puberté). Je ne sais pas si un jour je tomberai amoureuse d'un homme, j'ai de gros doute la dessus, mais je n'exclus rien. Disons que je ne crois pas à l'homosexualité ni à l'hétérosexualité pure et dure. Quoi, sur tous les gens qui peuplent cette putain de planète il n'y a pas un seul gars qui pourrait me plaire ? J'en doute, seulement la question est : va-t-on tomber oui ou non sur cet homme ou cette femme qui pourrait nous faire changer de bord ? Si cette chance arrive ça serait dommage de la laisser passer juste à cause d'une étiquette "homo" ou "hétéro" qu'on tient bien à porter sur soi, vous ne croyez pas ?

Pour venir discuter avec moi sur msn ou m'envoyer un mail

Mon adresse hotmail est : homosapiennes@hotmail.fr je suis désolée mais à cause d'un nombre très élevé de contacts je n'accepte plus personne sur MSN, toutefois vous pouvez m'envoyer un mail, je tacherai de répondre au plus vite.
Merci de se rappeler que mon adresse n'est pas celle d'un club de rencontre, je ne supporte pas qu'on me drague ni qu'on me propose des plans cul, il n'y a rien à espérer à ce niveau là...
ET LES CHAINES DE MAILS EMMERDENT TOUS VOS POTES, faites leur plaisir, arrêtez de leur en envoyer en glissant mon adresse dans le tas, ils vous en seront éternellement reconnaissants et moi aussi !

Infos en vrac

J'ai écrit un roman : "Homo"-Sapien(ne)s que vous pouvez lire ici ("l'histoire de Victoria, une adolescente plutôt contrariée de devoir déménager dans une autre ville mais qui trouve bientôt, auprès d'Andrea, un nouvel univers qu'elle ne soupçonnait pas. Malheureusement si la vie n'est déjà pas si simple pour une ado, être lesbienne n'arrange rien !")

J'en ai commencé un autre : PsYcHo PuNcH !!! que vous pouvez lire ici ("Faith est une ado comme les autres ? Non pas vraiment. C'est une folle, tout le monde le sait et son nom résonne comme une menace, un exemple à ne pas suivre. la décison s'impose : "La Maison Mc Farthy" et ça ne trompe personne. Une école ? C'est une maison de fou elle le sait. Et toute les nuits quand la folie vous agresse, comment se convaincre qu'elle ne vous a pas emporté, comment lui résister ?")

Bonne lecture !

 

 



Statistique des elles :

Juillet 2006 ; 425 (le 3)

Juin 2006 : 8181 visites

Mai 2006 : 8482 visites

Avril 2006 : 4880 visites

Mars 2006 : 1711 visites

Janvier et février 2006 : Données disparues

Décembre 2005 : 6022 visites

Novembre 2005 : 7444 visites

Octobre 2005 : 5938 visites

Septembre 2005 : 1446 visites

Août 2005 : 2463 visites

Juillet 2005 : 2288 visites

Juin 2005 : 3353 visites

Mai 2005 : 1266 visites (sur skyblog) 131 après déménagement

Avril 2005 : 1882 visites (sur skyblog)

Mars 2005 : 2 visites (sur skyblog)

 

Le nouvelle qui reçoit le plus de commentaires : "Une nuit"

Celle qui en reçoit le moins : "Rupture"

Mises à jour

11.05.2006 : Je me rends compte que j'ai oublié de mettre à jour les mises à jour... sorry... ^^ En tout cas une nouvelle nouvelle dont je ne sais absolument pas quoi en dire ! lol enjoy "Cliché"

26.11.2005 : Puisqu'on m'en demande sans cesse... C'est vraiment écrit rapidement cette dernière nouvelle et elle n'a pas grand intérêt mais bon...

14.09.2005 : il y avait longtemps que je n'avais plus écrit de nouvelles. Je m'y remet doucement avant de commencer les vendanges...

07.05.2005 : Je suis en retard dans les révisions mais je ne peux m'empêcher d'écrire un peu... Voilà donc "Anonyme moi". Bonne chance à tous les bacheliers !

30.05.2005 : Sacrifice d'un peu de temps sur les révisions pour faire cette nouvelle : "Entre elles"... Et voilà les nouvelles déplacées sur un nouveau blog sur lequel les mises à jour devraient se faire immédiatement, ce qui change de skyblog... Je remets les nouvelles et les commentaires aux dates où ils ont été postés.

24.05.2005 : Voilà "Instant film" entre les révisions... Désolée mais avec le bac c'est plutôt dur d'écrire en ce moment et de venir sur msn...

04.05.2005 : Une petite nouvelle : "Accepte moi !"

02.05.2005 : Une nouvelle érotique : "une nuit"...

15.04.2005 : Encore une nouvelle : "Pensionnaire"

02.05.05 : une nouvelle érotique "une nuit", ne la lisez aps si vous êtes trop jeunes... Désolée si en ce moment j'écris peu, c'est bientôt le bac... Je risque de ne pas mettre de nouvelles très souvent...

13.04.2005 : Mise en ligne de "ordi-romance"

03.04.2005 : Mise en ligne d'une "lettre de coming out" arrangée à ma sauce. J'ai eu envie de la faire parce que ça semble un problème pour pas mal de mes lecteurs... Du courage à vous tous !

02.04.2005 : Une nouvelle "histoire" enfin c'est pas vraiment une histoire mais si ça peut vous inspirer... Et puis deux poèmes, des trucs que j'avais tapé y'a un moment, qui ne sont pas terribles mais bon...

01.04.2005 : Une nouvelle histoire : Rencontre

28.03.2005 : Joyeuses pâques ! Je laisse un peu de côté le roman PsYcHo PuNcH !!! pour écrire juste des petites histoires assez courtes... Je ne comptais pas les publier sur le web cette fois amsi après tout pourquoi pas ? Donc voilà, naissance du blog et mise en ligne de "Regards" et "Rupture"

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